L’ULM pendulaire se reconnaît à son aile de type deltaplane suspendue au-dessus d’un chariot motorisé. Sa particularité tient surtout à son pilotage par déplacement du centre de gravité, très différent des commandes d’un ULM multiaxe. Voici comment il fonctionne, quelles vitesses et quels prix, ce que l’on ressent à bord et ce qu’il faut savoir avant un baptême ou une initiation.
Qu’est-ce qu’un ULM pendulaire ?
Un ULM pendulaire est un aéronef ultraléger motorisé dont la voilure ressemble à celle d’un deltaplane et sous laquelle est suspendu un chariot comprenant les sièges, le moteur, le train d’atterrissage et les commandes. En France, la réglementation le classe parmi les ULM de classe 2, distincts notamment des multiaxes, ceux qui ressemblent à des petits avions, de classe 3.
Le terme « pendulaire » vient de son principe de pilotage : le pilote agit sur l’orientation de l’aile par rapport au chariot et déplace ainsi le centre de gravité de l’ensemble par rapport à la voilure. Contrairement à un petit avion classique, le changement de trajectoire ne repose donc pas principalement sur des gouvernes mobiles commandées par un manche et des palonniers.
Comment fonctionne le pilotage par déplacement du centre de gravité ?
L’aile est reliée au chariot par un point d’accrochage qui lui laisse une liberté de mouvement. Le pilote tient une barre de contrôle, souvent appelée trapèze : en agissant sur cette barre, il modifie la position relative de la masse du chariot sous la voilure, ce principe permet de commander le tangage et le roulis, donc notamment les variations de vitesse, de montée ou de descente et l’inclinaison en virage.
La logique des commandes surprend souvent les personnes habituées à l’avion. Tirer la barre vers soi produit un déplacement relatif de la masse vers l’avant par rapport à l’aile et tend à augmenter la vitesse, tandis que la pousser vers l’avant produit l’effet inverse.
Pour commander le roulis en virage, le pilote agit latéralement sur la barre de contrôle, ce qui modifie la position relative du chariot sous la voilure et permet d’incliner l’appareil. Le moteur fournit la poussée, mais l’équilibre et la direction reposent largement sur cette relation mécanique entre l’aile et la masse suspendue.
Aile, chariot et moteur : les trois éléments à comprendre
L’aile
La voilure constitue la surface portante. Sa géométrie, sa surface et ses réglages influencent directement le comportement de l’appareil, notamment sa plage de vitesses, sa maniabilité et sa stabilité.
Il existe différentes ailes adaptées à des usages et à des chariots variés, raison pour laquelle les performances d’un pendulaire ULM ne doivent jamais être réduites à une valeur universelle.
Le chariot
Le chariot regroupe la structure porteuse, les sièges, le train d’atterrissage, le moteur et les principaux équipements. Un ULM pendulaire biplace accueille le pilote et un passager, dans la limite des caractéristiques de l’appareil.
Comme tous les ULM, le pendulaire doit respecter les caractéristiques techniques définies par la réglementation française pour sa classe.
Le moteur
Le moteur entraîne une hélice qui fournit la propulsion. Sa puissance, la masse de l’appareil, le type d’aile, le réglage et les conditions aérologiques influencent les performances.
Deux pendulaires visuellement proches peuvent donc avoir des comportements sensiblement différents.
ULM pendulaire ou multiaxe : les principales différences
La différence la plus importante concerne les commandes, sur un pendulaire, le pilote agit directement sur l’équilibre de l’ensemble sous la voilure en déplaçant la barre de contrôle, sur un ULM multiaxe, la logique se rapproche davantage de celle d’un avion léger : le pilote commande des gouvernes aérodynamiques, généralement avec un manche ou un volant et des palonniers.
Cette architecture change aussi la perception du vol, le poste d’un pendulaire étant souvent ouvert, avec une vue latérale et vers le bas peu obstruée, tandis que beaucoup de multiaxes disposent d’une cabine ou d’un habitacle plus enveloppant.
Le pendulaire expose donc davantage au vent relatif, au bruit et aux variations de température, alors qu’un multiaxe peut donner une sensation plus proche du voyage en petit avion. Ce contraste dépend toutefois des modèles : certains chariots pendulaires possèdent un pare-brise important et certains multiaxes sont eux aussi très légers et ouverts.
| Critère | ULM pendulaire | ULM multiaxe |
|---|---|---|
| Commandes | Déplacement du centre de gravité via la barre de contrôle | Gouvernes aérodynamiques |
| Poste de pilotage | Généralement très ouvert | Souvent plus fermé ou caréné |
| Sensation en vol | Davantage exposé à l’air | Sensation souvent plus proche d’un petit avion |
| Logique de pilotage | Spécifique au pendulaire | Proche de celle d’un avion léger |
Pour choisir entre ULM pendulaire ou multiaxe, la question n’est donc pas de savoir lequel est « meilleur », mais quel type de vol est recherché.
Le pendulaire convient particulièrement à ceux qui veulent ressentir plus directement l’air et observer le paysage depuis un poste très dégagé. Le multiaxe peut davantage séduire les personnes attirées par des commandes proches de l’avion et un habitacle généralement plus protecteur et plus propice au voyage.

Vitesse d’un ULM pendulaire
Il n’existe pas de vitesse de croisière valable pour tous les ULM pendulaires, certains modèles actuels du constructeur français Air Création affichent par exemple des vitesses de croisière de 75 à 80 km/h, mais il s’agit d’exemples de configurations et non d’une vitesse universelle.
La vitesse dépend notamment de l’aile, du chariot, de la motorisation, de la masse et des réglages.
Lors d’un baptême ou d’un vol découverte, la vitesse réellement utilisée dépend de l’appareil, de la phase de vol, des conditions du jour et de la conduite retenue par le pilote.
Les sensations en vol à bord d’un ULM pendulaire
La première différence perceptible vient généralement de l’ouverture du poste de pilotage, où le passager est moins isolé de l’environnement qu’à bord d’un appareil fermé. Le vent relatif est davantage présent, le bruit du moteur et de l’écoulement de l’air reste perceptible malgré le casque, et la vue est très dégagée autour du chariot.
Le mouvement de l’appareil peut aussi sembler plus directement lié à l’aérologie. Comme sur tout aéronef léger, les mouvements de l’air se ressentent, avec une intensité variable selon les conditions météorologiques et l’heure du vol. Cela ne signifie pas qu’un pendulaire soit constamment turbulent, le pilote choisit ses conditions de vol et adapte la conduite de l’appareil à la situation.
La réaction à la hauteur reste très personnelle, et être sujet au vertige au sol ne permet pas, à lui seul, de prévoir exactement les sensations ressenties en vol.
Prix d’un baptême en ULM pendulaire
Le prix d’un baptême de l’air ULM pendulaire ne correspond pas à un tarif standard : il varie selon la durée, la région, le professionnel et la formule.
Pour donner un repère, plusieurs offres 2Dolist consultées en août 2026 débutent autour de 80 à 90 € pour les premières durées proposées, tandis que des vols plus longs peuvent approcher 200 € dans certaines offres. Ces montants sont des exemples observés à une date donnée, pas une grille tarifaire générale.
Pour comparer une activité, mieux vaut regarder la durée de vol effective et les conditions propres à la prestation plutôt que le prix seul. Les baptêmes en ULM pendulaire disponibles sur 2Dolist permettent de voir les formules actuellement proposées :
Déroulement d’un baptême en ULM pendulaire
Le déroulement exact dépend du professionnel, mais un vol découverte commence généralement par un accueil et un briefing avant l’installation à bord. Le pilote présente les consignes utiles, vérifie l’équipement du passager puis réalise le roulage, le décollage, le vol et l’atterrissage.
L’itinéraire, la durée, l’altitude de vol et les éventuels commentaires en vol dépendent de la formule réservée, de la plateforme et des conditions du jour, la météo jouant un rôle important sur un appareil léger et ouvert. Un report peut être décidé lorsque le vent, la visibilité ou d’autres paramètres ne permettent pas de réaliser le vol dans les conditions retenues par le pilote ou l’exploitant.
Les limites d’âge, de taille, de poids ou de santé ne doivent pas être généralisées : elles sont précisées par chaque professionnel selon l’appareil et son exploitation.
Pilotage au décollage et à l’atterrissage
Au décollage, le pilote utilise la puissance moteur, contrôle la trajectoire au sol puis place progressivement l’appareil dans les conditions permettant de quitter le sol. Une fois en vol, les variations de trajectoire se font principalement par déplacement de la barre de contrôle, en coordination avec la puissance.
L’atterrissage demande de gérer la trajectoire, la vitesse, la puissance et l’arrondi en tenant compte de l’aérologie. La technique exacte varie selon l’aile, le chariot, le terrain et les conditions, ce qui explique pourquoi il serait trompeur de résumer l’atterrissage d’un ULM pendulaire à une suite de gestes standards. Pour un passager en baptême, ces actions restent entièrement sous la responsabilité du pilote.
Brevet et formation pour piloter un ULM pendulaire
En France, piloter seul un ULM pendulaire suppose d’obtenir le brevet et la licence de pilote ULM avec la classe correspondante. La formation comprend une partie théorique et une partie pratique, avec validation des compétences requises. L’examen théorique ULM relève du dispositif défini par la DGAC, la FFPLUM étant notamment habilitée par la DSAC pour organiser ces examens.
Il n’existe pas de durée universelle à annoncer pour une formation ULM pendulaire : la progression dépend du rythme, des conditions météorologiques, de l’expérience antérieure et de l’acquisition effective des compétences.
L’emport d’un passager relève en outre de privilèges supplémentaires et ne doit pas être confondu avec le simple fait d’être autorisé à voler seul. Pour un lecteur qui souhaite réellement apprendre à piloter, ce sujet mérite donc un guide de formation dédié plutôt qu’une estimation rapide en nombre d’heures.

Dans quels cas choisir un ULM pendulaire ?
Le choix est cohérent lorsque l’on recherche un vol avec cabine ouverte, une relation directe avec l’extérieure et l’air, et une manière de piloter fondée sur le déplacement du centre de gravité plutôt que sur les commandes d’un avion.
Le pendulaire se distingue aussi par la simplicité visuelle de son architecture : une aile, un chariot motorisé et un système de commande directement lié à la position de la masse sous la voilure.
À l’inverse, une personne qui préfère un habitacle plus fermé ou qui souhaite retrouver des commandes proches de celles d’un avion léger pourra être davantage attirée par le multiaxe.
Un baptême en pendulaire constitue précisément un moyen simple de comprendre la différence en pratique avant, éventuellement, d’envisager une initiation au pilotage.
Ce qu’il faut retenir sur l’ULM pendulaire
L’ULM pendulaire est une classe d’ULM à part entière, caractérisée par une aile sous laquelle est suspendu un chariot motorisé et par un pilotage fondé sur le déplacement du centre de gravité.
Sa vitesse, son comportement et son confort varient selon les configurations, tandis que son poste souvent très ouvert donne une perception du vol différente de celle d’un ULM multiaxe.
Pour découvrir concrètement ce type d’appareil, un baptême en ULM pendulaire permet d’en ressentir les particularités sans entrer immédiatement dans une démarche de formation.
FAQ sur l’ULM pendulaire
Sur un pendulaire, le pilote agit sur la barre de contrôle afin de modifier la position relative du chariot sous l’aile, alors que le multiaxe utilise des gouvernes comme un petit avion. Le pendulaire est aussi généralement plus ouvert au vent.
La vitesse dépend notamment de l’aile, du chariot, de la motorisation, de la masse et des réglages. Certains modèles actuels d’Air Création affichent par exemple 75 à 80 km/h en croisière, sans que cette plage soit universelle.
Le tarif varie selon la durée, la région et le professionnel. Sur plusieurs offres 2Dolist consultées en août 2026, les premières formules se situent autour de 80 à 90 €, avec des prix plus élevés pour les vols plus longs.
Non. Lors d’un baptême, le passager n’a pas besoin de brevet puisque le vol est réalisé par un pilote habilité. Les conditions de participation dépendent toutefois du professionnel et de l’appareil.
Le pilote agit latéralement sur la barre de contrôle, ce qui produit un déplacement relatif de la masse du chariot sous la voilure et commande le roulis nécessaire à l’inclinaison en virage.
Oui. La formation peut être suivie dans la classe pendulaire. Elle associe théorie et pratique, et sa durée dépend de la progression de l’élève plutôt que d’un nombre d’heures universel.
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